Vision


Elaborer une vision pour la nouvelle université nécessite de prendre conscience de l’état des lieux actuel à la lumière du fonctionnement des deux Universités Mohammed V Agdal et Souissi. Pour cela, une analyse SWOT complète et objective nous paraît être l’approche la plus appropriée.

  • Facteurs endogènes: Forces & Faiblesses

Forces

  • Effectif d’étudiants en constante évolution constituant un capital humain indéniable renforcé par le très grand nombre d’enseignants (2428) et d’administratifs (1643)
  • Taux d’encadrement des étudiants : 1 pour 26
  • Vaste champ disciplinaire : médecine-pharmacie, Ingénierie, Sciences et techniques, Sciences de l’éducation et Sciences humaines et sociales
  • Carte des formations complète et diversifiée
  • Première université en termes de production scientifique
  • Université leader : ancienneté, excellence, réputation
  • Taille: plus grand nombre d’établissements (19)
  • Partenariat intensif générant de nombreux contrats sources de financement extérieur
  • Coopération dynamique multipliant les opportunités de formation et de recherche, et induisant un rayonnement international
  • Qualité des infrastructures dont certaines sont considérées comme monuments historiques
  • Compétence du corps professoral démontrée à travers leurs distinctions, implications et reconnaissance internationale : décideurs politiques, académiciens, membres de commissions royales, conseillers royaux…
  • Dynamique des activités para-académiques et Centre performant d’Accueil, d’Information, d’Orientation et de Suivi des étudiants

Faiblesses

  • Rendement interne faible dans les établissements à accès ouvert: moins de 20% des étudiants obtiennent leur diplôme de licence en 3 ans
  • Insertion professionnelle faible pour les lauréats des Licences d’études fondamentales à cause de formations et de profils peu adaptés aux exigences du marché de l’emploi: les étudiants acquièrent des connaissances mais peu de compétences
  • Départs massifs à la retraite dès 2016 du fait de l’ancienneté de l’université: risque d’effondrement du taux d’encadrement
  • Manque d’implication dans la vie universitaire d’une partie des enseignants chercheurs
  • Inexistence d’un dispositif de suivi et d’évaluation de l’activité d’enseignement
  • Hétérogénéité flagrante des établissements en matière de structuration : effectifs d’étudiants allant de 0 à 15000 et effectifs d’enseignants allant de 5 à 700 par établissement
  • Manque de qualification du personnel non enseignant générant une lenteur administrative
  • Archaïsme de certains outils de gouvernance et de gestion : absence d’un système d’information intégré (gestion financière, patrimoine, RH, recherche, ressources documentaires…)
  • Campus éclaté: difficulté de mobilité pour les étudiants à cause des nombreuses annexes par établissement
  • Capacité en places physiques disponibles ne s’alignant pas sur l’augmentation prévue des effectifs d’étudiants: défi infrastructurel à relever
  • Manque d’efficience du conseil d’université, entraînant la démotivation et l’absentéisme des représentants du milieu socioprofessionnel dans ses réunions
  • Dynamique insuffisante des écoles doctorales: délais de préparation de thèses dépassant trop souvent la période réglementaire - Insuffisance de mutualisation entre établissements
  • Inadéquation vocation/formation de certains établissements: cas de la FSE qui dispense des filières sans rapport avec les sciences de l’éducation et qui régule l’accès pour les licences fondamentales
  • Facteurs exogènes :Opportunités & Menaces

Opportunités

  • Université de la capitale: proximité des administrations et des centres de décision
  • Cadre de vie attrayant: forêt de la Mâamora, lacs multiples, littoral, fleuve, marina, sites historiques et archéologiques, nombreux festivals, loisirs…
  • Transports optimisés des étudiants: établissements bien desservis notamment par le réseau du tramway - Environnement universitaire riche : centres hospitaliers, centres de recherche, plate formes UATRS du CNRST, Bibliothèque Nationale, IMIST, cités universitaires multiples…)
  • Environnement socioéconomique dynamisant: positionnement industriel de la région favorable (Technopolis, Tamesna, Ain Al Borja) d’où l’émergence de nouveaux métiers (Offshoring, Hautes Technologies, Services) multipliant les opportunités d’emploi et permettant une valorisation de la recherche
  • Projets structurants de la région RSZZ très porteurs, générateurs de contrats projets
  • Etudiants étrangers très nombreux (plus de 2000) ce qui constitue une ouverture sur le monde et un rayonnement accru de l’université à l’international

Menaces

  • Perception négative de l’université considérée à tort comme une «boite à chômeurs»
  • Manque de confiance de la part du milieu socioprofessionnel d’où un investissement très timide de ces derniers dans les missions de l’université
  • Faiblesse du profil de l’étudiant rejoignant les établissements à accès ouvert
  • Non régulation des étudiants post-bac engendrant une démotivation et un décrochage des étudiants dès la première année
  • Situation précaire des doctorants: absence de statut, faiblesse des possibilités de rémunération, sous-encadrement
  • Manque d’implication de certains enseignants: attractivité du privé, lenteur du système de leur promotion interne
  • Taux d’encadrement de certains établissements très éloigné de la moyenne de l’université: 1 enseignant pour 130 étudiants en droit-économie et gestion
  • Organigramme de l’université non encore validé par le ministère des finances ce qui impacte négativement l’organisation administrative et engendre une forte démotivation du personnel qui se trouve privé de primes de responsabilité
  • Lourdeur du contrôle financier a priori trop contraignant pour l’exécution des missions de l’université
  • Lenteur dans le virement du budget qui affecte lourdement le bon fonctionnement de l’université
  • Incohérence dans la représentativité des établissements au sein du conseil d’université: conseil pléthorique
  • Effectifs fixés pour les établissements à accès régulé très insuffisants malgré des capacités d’encadrement souvent exceptionnelles: cas de la faculté de médecine qui détient un taux d’encadrement record de 1 pour 5
 

CONTACTEZ-NOUS

Avenue des Nations Unies, Agdal,
Rabat Maroc B.P:8007.N.U
0537272755         0537671401
présidence@um5.ac.ma
 

Suivez-nous sur