Plan de Transformation


Concrétiser la fusion : une vision exigeante

La Phase de transition : édifier l’Université Mohammed V

À la date du 1er Septembre 2014, conformément à la loi N° 3614 parue le 12 Mai 2014, la nouvelle Université Mohammed V de Rabat verra le jour et aura un nouveau Président à sa tête.

Selon l’article 2 de cette loi, une période de transition est prévue, allant du 1er Septembre au 1er Décembre 2014, nécessaire pour mettre en place la nouvelle organisation. L’organe de gouvernance sera alors constitué par un conseil d’université issu du regroupement des membres des deux conseils initiaux.

Durant cette période de transition, des élections seront organisées pour constituer le nouveau conseil de l’Université Mohammed V de Rabat qui ne deviendra fonctionnel qu’à partir du 1er Décembre 2014.

D’ores et déjà, à l’initiative du Ministère de tutelle, des réunions préparatoires ont eu lieu courant Juin-Juillet afin de faire l’état des lieux des deux universités et programmer les étapes et les conditions préalables à la constitution de la nouvelle université le 1erseptembre au plus tard (diagnostic, scénarios de convergences, analyses des risques…). Tous les grands chantiers entamés par les deux universités feront l’objet d’un accompagnement particulier pour les faire aboutir.

Du fait de l’hétérogénéité des différents établissements, de la diversité des cultures et des pratiques, tant administratives qu’académiques, le schéma de convergence vers la nouvelle université s’appuiera sur un phasage progressif des différents travaux, fondé sur une analyse approfondie de l’existant et assurant un suivi régulier des actions.

L’instauration systématique à chaque étape clé d’une séquence d’évaluation permettra de mesurer la réalisation des objectifs visés et de mettre éventuellement en œuvre des actions correctrices dans une démarche d’assurance-qualité.

Il est nécessaire de mettre en place le plus tôt possible une campagne de communication auprès des enseignants chercheurs, des étudiants et du personnel administratif afin de leur présenter les avantages de cette fusion et de les rassurer sur le bien-fondé de cette évolution. De cette façon les acteurs de l’université pourront adhérer à ce grand projet national et se l’approprier pour relever ce défi avec succès.

Les 19 établissements qui constitueront désormais la nouvelle université ne devraient pas connaître de changements majeurs dans leur mode de fonctionnement, au moins pendant cette période de transition. En fait, l’effort de réorganisation portera dans un premier temps essentiellement sur la fusion des deux présidences d’université en une seule, en insistant particulièrement sur les quatre axes suivants :

Budget, gestion financière et patrimoine

Dans le cadre du principe de l’annualité du budget, les deux universités devraient continuer à fonctionner sur la base de leurs budgets propres initiaux avec deux comptes bancaires distincts jusqu’au 31 Décembre 2014 qui marque la fin de l’année budgétaire.

Le nouveau Président doit impérativement, dès le premier jour de sa prise de fonction, déléguer aux chefs des différents établissements, en tant que sous-ordonnateurs, les budgets de fonctionnement et d’investissement de leur institution sous peine de bloquer totalement le fonctionnement des établissements.

Cette autonomie financière accordée aux établissements est un choix personnel et stratégique inspiré de l’Université Mohammed V–Agdal et qui n’était pas  de mise à l’Université Mohammed V–Souissi en ce qui concerne la délégation du budget d’investissement.

Dès sa prise de fonction, le nouveau Président doit avoir la capacité d’obtenir du Ministère de l’Economie et des Finances son adhésion, son accompagnement et sa totale implication. Ce dernier pourra notamment contribuer au bon déroulement du processus de fusion en :

  • Procédant au virement des restes à recouvrer des quatre dernières années pour les deux universités estimé à plus de 500 millions de dirhams ;
  • Apurant tous les dossiers en instance de paiement ou de contentieux ;
  • Lançant les marchés des projets déjà programmés et approuvés par les conseils d’universités précédents ;
  • Régularisant tous les contrats de droit commun au nom de la nouvelle université, conformément à l’article 5 de la loi 36.14 relative à la fusion des universités.

De cette façon, l’Université Mohammed V pourra entamer l’exercice budgétaire  2015 sur des bases saines. Auparavant, le conseil d’université provisoire regroupé devra se pencher durant la phase de transition sur l’élaboration du budget prévisionnel 2015 qui devra être revu et approuvé par le nouveau conseil élu dès son installation en Décembre 2014.

Les patrimoines immobilier et mobilier des deux universités déjà identifiés et répertoriés doivent faire l’objet d’un transfert à la nouvelle université, conformément à l’article 4 de la loi 36.14 relative à la fusion des universités. Toutefois, en ce qui concerne les biens immeubles, il faut impérativement saisir l’opportunité de cette fusion pour assainir définitivement leur situation vis-à-vis de la conservation foncière sans quoi ce capital ne pourra jamais être considéré en tant que tel dans la comptabilité de la future université.

Enfin, les deux Universités Mohammed V Agdal et Souissi ne disposant pas à l’heure actuelle de système d’information de gestion (SIG), il s’avère vital, dès le lancement de la nouvelle université, de déployer le SIG acquis par le ministère de tutelle qui permettra à l’université d’évoluer d’une comptabilité budgétaire à une comptabilité générale puis analytique. Pour ce faire, une attention particulière sera portée à la formation du personnel administratif pour prendre connaissance et maîtriser ce système de gestion.

Réorganisation administrative de la nouvelle présidence et redéploiement de son personnel

Il est nécessaire de s’atteler au plus tôt à la normalisation des procédures d’organisation et de fonctionnement de tous les services administratifs des deux universités en capitalisant sur les meilleures pratiques de l’une ou de l’autre en vue de les intégrer dans la nouvelle vision du président (voir chapitre Gouvernance). Cette normalisation devra également porter sur le système d’information de la gestion des ressources humaines après actualisation des bases de données du personnel enseignant et non enseignant.

En l’absence d’un organigramme adopté par le Ministère des Finances au niveau des deux universités, il est urgent d’élaborer un organigramme fonctionnel et de le faire approuver par le conseil d’université avant de le soumettre au Ministère des Finances. Celui-ci, devra intégrer autant la structuration administrative des établissements que celle de la présidence et constituer la pièce maîtresse d’une gouvernance optimale.

Le redéploiement du personnel administratif s’effectuera sur la base de la nouvelle organisation administrative : la question de la responsabilité des fonctions et services sera réglée de manière consensuelle, sinon tranchée par appel à candidature. Concernant la nomination des nouveaux vice-présidents et secrétaire général, le choix reviendra au président.

Le siège de la nouvelle présidence devra être installé sur l’un des deux sites existants à l’heure actuelle afin de disposer d’une adresse et d’un bureau d’ordre uniques, mais ses différents services seront étalés sur les deux localités. Les deux sites concernés présentant les mêmes avantages concernant l’accès aux transports et la proximité des établissements, le choix du siège portera sur l’édifice lui même ; il faudrait privilégier le plus imposant et celui qui présente les meilleures fonctionnalités.

La promotion des enseignants chercheurs s’effectue normalement via un processus ascendant partant des commissions scientifiques de chaque établissement vers la commission paritaire de l’université. La fusion va donc aboutir à la coexistence de deux commissions paritaires qui devront continuer de fonctionner séparément jusqu’à la fin de la période de transition pour traiter les dossiers de promotion en cours. Par la suite, une nouvelle commission paritaire élue prendra effet à partir de Janvier 2015.

La création de la nouvelle université devra être accompagnée d’une nouvelle charte graphique qui portera sur le logo, le visuel, les diplômes, les cartes d’étudiants, le site web, etc. A cet effet, un concours sera lancé dès la prise de fonction du nouveau président auprès d’agences de communication, dont l’issue sera tranchée par le conseil d’université.

Recherche et coopération

Les projets de recherche en cours devront continuer à recevoir durant la phase de transition les tranches de financement qui leur sont dues et qui les portent. Il est donc nécessaire que la nouvelle université veille à la régularité des versements aux différents établissements.

En outre,des avenants devront être introduits au plus tôt dans les textes de conventions de coopération avec les différents partenaires étrangers afin d’y inclure la nouvelle entité représentée par l’Université Mohammed V.

Il faut noter qu’il existe à l’heure actuelle 9écoles doctorales au niveau des deux Universités Mohammed V-Agdal et Souissi. Une harmonisation du fonctionnement de ces écoles inclura nécessairement l’élaboration d’une charte unique des thèses au profit de l’étudiant. Une nouvelle vision de leur structuration est également à prévoir dans le cadre de la fusion.

Affaires pédagogiques et système d’information académique

Conformément à l’article 3 de la loi 36.14 relative à la fusion des universités, l’offre de formation déjà accréditée pour la période 2014-2018 dans les deux universités sera maintenue. De ce fait, la nouvelle carte de formation repensée dans le cadre de la nouvelle Université Mohammed V ne sera soumise aux instances de l’université pour approbation qu’après la période de transition.

La rentrée universitaire, qui se déroulera pendant le démarrage de la période de transition, sera gérée par chaque établissement individuellement et ne devrait donc pas être affectée par le processus de fusion. Toutefois, un certain nombre d’actions devront être menées par la nouvelle université pour soutenir cette rentrée : élaboration d’un calendrier des semaines pour l’ensemble des établissements, sensibilisation des étudiants sur les avantages de la fusion et sur leur nouveau paysage universitaire…

Actuellement, les deux universités fonctionnent avec deux systèmes d’information académiques différents : un système propre pour l’Université Mohammed V-Agdal (SIGA) et un système national pour l’Université Mohammed V-Souissi (Apogée). Suite aux recommandations du Ministère de tutelle qui tend à unifier et harmoniser le système d’information académique à l’échelle nationale, l’Université Mohammed V devra donc en adopter un nouveau qui réponde à ces nouvelles exigences. Il va de soi que l’adoption de ce nouveau système par tous les établissements de l’Université Mohammed V-Agdal nécessitera une sensibilisation et un accompagnement de leurs enseignants pour mieux maîtiser ce système.

La phase de maîtrise : Stabiliser les acquis

A partir du 1er Janvier 2015, suite à l’achèvement de la phase de transition qui sera couronnée par l’installation du nouveau conseil, l’université entrera dans sa phase de maîtrise au cours de laquelle tous ses acquis devront être stabilisés.

Il est d’ores et déjà prévisible que la nouvelle organisation administrative de l’université, ainsi que le nouveau dialogue Présidence-Etablissements, feront émerger un certain nombre de contraintes découlant de la fusion, contraintes qu’il faudra solutionner et dépasser. Parmi celles-ci, les contraintes financières afférentes au Ministère des Finances telles que le risque de réduction du budget de la nouvelle université, le retard dans le déblocage de la trésorerie ou encore le ralentissement de la cadence des paiements.

Par ailleurs, sur le plan purement administratif, l’adhésion entière du personnel administratif risque d’être affectée par d’éventuelles insatisfactions liées au redéploiement effectué.

De même, la communication Présidence-Etablissements pourrait souffrir de l’insatisfaction et des revendications des chefs d’établissements et des enseignants chercheurs pour des raisons multiples : retards dans les versements, perturbations dans la mise en route de projets…

L’ensemble des contraintes qui pourraient surgir au cours de cette phase de maîtrise déterminent en fait un point d’inflexion vital à dépasser impérativement afin de pérenniser le processus de fusion et de lui assurer son plein succès. Il va de soi que le Ministère des Finances devra jouer un rôle déterminant à ce niveau. Sans son implication volontariste et effective, le fonctionnement de la nouvelle université risque d’être compromis.

Cette phase de maîtrise mettra donc en exergue l’aptitude du nouveau président à faire preuve d’un sens de la conciliation et du dialogue aiguisés et sa capacité à gérer les conflits et à convaincre ses interlocuteurs. Il devra favoriser la proximité avec les chefs d’établissements et miser sur l’anticipation tout en créant un climat de confiance à même de fédérer l’ensemble de la communauté universitaire autour de ce projet commun de développement. De cette façon, toutes les forces seront mobilisées et déployées afin de dépasser au plus tôt cette phase de stabilisation et entamer la phase de développement dès la rentrée universitaire 2015-2016.

Il faut rappeler que la loi sur la fusion des universités, parue en Mai 2014, n’accorde que 3 mois pour réaliser la fusion des deux universités de Rabat et des deux universités de Casablanca, alors que les universités françaises ont mis en moyenne deux ans pour fusionner.

La phase de développement : un horizon ambitieux  pour l’UM5

Une fois les contraintes de la fusion maîtrisées, la nouvelle université pourra dès la rentrée 2015-2016 se consacrer pleinement à son essor et à son développement.

La fusion représente une réelle opportunité pour notre université de se redynamiser, de rectifier ses erreurs passées et de mieux cibler ses attentes en repensant ses choix stratégiques.

Chacun des grands axes stratégiques de notre projet de développement a été construit sur la base d’une éthique et d’un ensemble de valeurs universelles que nous défendons, mais aussi à la lumière d’une analyse pertinente et objective du contexte actuel.

 

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