Défis de la fusion


Les Défis : transcender les contraintes de la fusion

  

Le profil de l’étudiant : dépasser ses lacunes pour être l’élite et le citoyen de demain

L’université Marocaine a longtemps été pointée du doigt et accusée de  produire des lauréats peu adaptés au marché du travail et promis au chômage. Outre sa propre responsabilité dans cet état de fait en ne proposant pas toujours des formations en adéquation avec les attentes de la société, il faut souligner que le faible niveau et le manque de motivation avérés de l’étudiant qui intègre l’université aggravent lourdement cette situation. En effet, l’écrasante majorité des nouveaux étudiants arrivent dans les établissements à accès ouvert avec des lacunes de connaissances disciplinaires et de communication évidentes qui affectent significativement leur profil et leur capacité d’apprentissage et les dévalorise sur le marché de l’emploi.

L’enseignant universitaire : impulser une remobilisation salvatrice

Le stéréotype faussement répandu de l’enseignant chercheur « surpayé et sous employé » est plus que jamais dépassé et démenti puisque le nouvel enseignant chercheur universitaire a la lourde tâche, depuis la mise en place de la réforme LMD, de concilier entre ses nouvelles prérogatives universitaires et un enseignement efficace et innovant doublé d’une recherche performante et de qualité.

L’enseignant chercheur est en réalité astreint à la polyvalence par les nouvelles exigences du système universitaire : il intervient dans les choix stratégiques et politiques de l’université via sa participation au conseil d’établissement, dans le montage de projets de recherche et l’encadrement des étudiants, dans l’expertise et évaluation des projets, dans les activités et ingénierie pédagogiques, dans l’accompagnement des étudiants, dans les commissions techniques de marchés, dans la formation continue du personnel administratif, dans la mise en œuvre d’une culture d’évaluation et de démarche qualité, dans l’organisation de manifestations scientifiques, culturelles ou sociales…..

Force est de reconnaître que ce bel exemple d’implication personnelle à tous les niveaux de l’université est loin d’être le cas pour l’ensemble des enseignants-chercheurs d’où la nécessité d’élaborer une véritable stratégie de remobilisation de tout ce capital de compétences dont dispose l’université.

La recherche : créer de la richesse pour le développement économique et social

Aujourd’hui, compte tenu de la conjoncture économique nationale, la recherche peut paraître comme un luxe au regard des autres priorités du pays. Or, l’expérience des pays nouvellement émergents a montré qu’une recherche appliquée ciblée, en adéquation avec la demande économique et sociale et œuvrant dans le cadre des thématiques prioritaires de la nation, s’avère à l’inverse rentable voire créatrice de richesse.

Toutefois, la recherche fondamentale, malgré son impact peu marquant en matière de développement économique et social, doit rester incontournable car elle constitue un acteur fondateur de la recherche appliquée créatrice de richesse.

L’autonomie financière : Générer des fonds supplémentaires

La diversification des ressources financières doit constituer une priorité de la mission du nouveau Président de l’université afin de la libérer autant que possible de la tutelle financière de l’Etat et lui conférer une nouvelle forme d’autonomie ainsi qu’une marge de manœuvre supplémentaire pour mener à bien son projet de développement. Aujourd’hui, dans sa vision managériale, le Président se doit d’explorer de nouvelles pistes outre la formation continue et les projets de recherche dans le cadre d’appels d’offre, à savoir des contrats programmes avec les entreprises, de la prestation de service, du consulting ….

La Gouvernance: le pari de la performance

Un constat navrant, mis en exergue par plusieurs évaluations externes, s’impose en matière de gouvernance de l’université marocaine : celle-ci est affectée par un ensemble de contraintes qui handicapent lourdement son rendement et son efficience. Parmi celles-ci, il y a :

  • Le statut d’établissement public à caractère administratif
  • L’absence d’un organigramme
  • L’absence d’un système d’information intégré
  • Un conseil d’université pléthorique

A la lumière d’une telle analyse, il va de soi que la gouvernance de la future Université Mohammed V sera le chantier le plus consistant à mener dans le cadre de la fusion si l’on veut gagner le pari de son efficience et son essor.


 

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