Boosting Scientific Output


En matière de production scientifique, le Maroc générait environ 2300 publications en 2012 ce qui le plaçait derrière ses voisins maghrébins dans le classement africain. Aujourd’hui, il est en voie de remonter dans ce classement suite aux effets bénéfiques du plan d’urgence sur la dynamique de la recherche.

L’université Mohamed V-Agdal génère déjà à elle seule la première production scientifique à l’échelle nationale et bénéficie de très nombreuses coopérations, tant avec des partenaires nationaux qu’internationaux. La fusion des deux universités Mohammed V Agdal et Souissi ne pourra qu’asseoir la position de leader incontesté de la nouvelle université en matière de recherche. Une simulation faite sur la période 2009-2011 dans la base de données SCOPUS conforte cette position. En effet, cette production serait de plus de 1000 publications (y compris les publications affiliées aux différents CHU de Rabat dont les auteurs appartiennent en même temps à la Faculté de Médecine et aux CHU).

Ainsi, suite à la fusion, la production de l'Université Mohammed V représentera près de 28% de la production totale de toutes les universités marocaines etsera très diversifiée et surtout complémentaire. Les activités de recherche de l'Université Mohammed V-Souissi sont très denses et concentrées sur la médecine (neurosciences, pharmacie et pharmacologie, pédiatrie, génétique, dermatologie) l'ingénierie et l'informatique et les télécommunications. Celles de l'Université Mohammed V-Agdal sont axées principalement sur la physique (toutes disciplines confondues), la chimie et cristallographie, la biologie et biotechnologie, la géophysique et géographie, l'ingénierie et les télécommunications, les mathématiques et enfin les matériaux, discipline pour laquelle elle détient la position de leader national.

Toutefois, la production scientifique de la nouvelle université, bien que déjà consistante,gagnerait à s’accentuer pour rehausser le niveau de production scientifique nationale. Pour cela notre stratégie doit permettre d’asseoir une politique d’encouragement à la publication en instaurant des primes et intégrer la dimension de la qualité des publications en tenant compte de l’impact factor.

La dynamisation de la production scientifique passe également par une augmentation du recrutement des étudiants en thèses et une aptitude à retenir à titre contractuel les doctorants après leur soutenance (post-doc), ce qui se traduirait par un accroissement du nombre de publications produites.

En outre, l’université doit cibler des thématiques de recherches émergentes, plus prolifiques en matière de publication scientifiques, par l’affectation prioritaire de moyens adéquats. Ces thématiques s’inscriront dans le cadre des programmes prioritaires nationaux de recherche retenus par l’Etat, à savoir : Agriculture en conditions difficiles, Amélioration de la qualité de vie, Préservation et valorisation des ressources naturelles, Environnement et développement durable, Biotechnologies, Gestion des risques, Nanotechnologies, Energies renouvelables…Ces axes qui profiteront des chantiers actuellement lancés au niveau national et régional sont en relation directe avec les grands défis industriels de notre pays, ces mêmes défis qui interpellent également les entreprises innovantes. Ils permettront en outre l’intégration de l’université dans son contexte et le renforcement de son potentiel productif, économique et social.

En ce qui concerne les Sciences Humaines et Sociales, celles-ci souffrent d’une production faible et peu valorisée et doivent également bénéficier de cette dynamique d’encouragement lancée par l’université, dynamique qui doit s’appuyer sur le fait que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines représente aujourd’hui la première maison d’édition à l’échelle nationale. En effet, la recherche en Sciences Humaines et Sociales devra faire l’objet d’un accompagnement particulier afin que sa production scientifique, certes de grande qualité, mais jusque là limitée aux supports de publication nationaux voire locaux, puisse trouver son chemin vers les revues internationales indexées.

Par ailleurs, tous les établissements de l’université doivent désormais se plier à la signature unique « Université Mohammed V de Rabat » pour leurs publications, articles scientifiques et ouvrages, une démarche nécessaire à la visibilité et au classement international de notre université. Cette mesure incontournable doit être accompagnée par la mise en place d’une plateforme de diffusion et de valorisation de travaux scientifiques de l’université à travers la généralisation des dépôts et l’archivage ses thèses sous forme de format électronique.

Enfin, l’université doit s’atteler à promouvoir le lancement de revues créées en son sein et indexées, notamment dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales, Sciences Médicales et Sciences et Technologies, à l’image de ce qui a été réalisé récemment à l’institut scientifique qui a initié le lancement du Bulletin de l’Institut Scientifique, revue indexée dans la base de données SCOPUS. Dans le même esprit, la revue HESPERIS de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines pourrait être réhabilitée pour donner l’occasion à ces disciplines d’augmenter leur production. Notre stratégie ambitionne également de lancer la propre revue électronique de l’Université Mohammed V, à l’image de ce qui a cours dans les universités de par le monde.

Tags: 

 
 

CONTACTEZ-NOUS

Avenue des Nations Unies, Agdal,
Rabat Maroc B.P:8007.N.U
0537272750         0537671401
présidence@um5.ac.ma
 

Suivez-nous sur